201912.11
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L’exercice du leadership dans une entreprise en croissance est une affaire d’équipe. Spécialement à une étape aussi cruciale que celle de son changement de propriété et de contrôle. Voici quelques conseils pour vous aider à bâtir une gouvernance solide à tous les niveaux d’un transfert d’entreprise.

Vous pouvez lire la partie 2 de cet article le vendredi 13 décembre, en visitant notre section d’articles ici.

1. Mettre de l’ordre dans sa maison, avant le transfert

Pour une entreprise familiale, la saine gouvernance commence par de bonnes relations entre les membres de la famille. Il faut s’assurer que ceux-ci partagent une vision et des valeurs communes.

En mettant en place un conseil de famille, la famille en affaires se dote d’un forum au sein duquel ses membres peuvent échanger. Ceci permet d’aborder tant les sujets personnels que ceux plus directement liés à l’entreprise. Le support d’un modérateur indépendant pourrait s’avérer utile.

Il n’est pas nécessaire d’attendre que l’entreprise se trouve dans un processus de transfert avant de mettre en place un conseil de famille. Le plus tôt est le mieux. Un conseil de famille de longue date sera plus efficace lorsque le moment sera venu de procéder au changement de la garde à la tête de l’entreprise.

Lisez notre article sur le conseil de famille ici.

2. Recourir aux conseils d’un groupe de sages

Les PDG entrants et sortants doivent prendre de nombreuses décisions à caractère stratégiques. Il peut être utile de pouvoir tester ses idées avant de les mettre en application. Pour cela, rien ne remplace la mise en place d’un comité aviseur.

Ce comité est formé d’un nombre restreint de « sages », des hommes et des femmes possédant une grande expérience de la direction d’une entreprise et une connaissance approfondie de l’industrie dans laquelle œuvre la compagnie dirigée par le PDG. Les réunions du comité aviseur offre donc au PDG un environnement sécuritaire pour valider ses plans et ses projets. Les membres du comité aviseur doivent être indépendants et n’avoir pour seule préoccupation que d’aider le PDG dans la conception et la mise en œuvre de sa stratégie. Il est donc préférable de ne pas y nommer des consultants qui pourraient avoir des services à vendre à l’entreprise.

3. S’obliger à rendre des comptes, de tout temps

Toute entreprise organisée en société par actions doit, en vertu de la loi, mettre en place un conseil d’administration composé d’un ou plusieurs administrateurs. En pratique, les administrateurs des petites entreprises sont, la plupart du temps, ses actionnaires et dirigeants. À la limite, l’actionnaire majoritaire peut agir comme unique administrateur. Cette cumulation des fonctions conduit parfois à des erreurs quant aux pouvoirs et aux devoirs qui incombent aux administrateurs.

Il arrive un moment dans la vie d’une société où il convient de commencer à distinguer les rôles d’administrateur et de dirigeant. Les dirigeants sont ceux qui sont appelés à gérer les affaires courantes de l’entreprise. Sous le leadership du président, ils formulent aussi les grandes orientations stratégiques de l’entreprise. Le conseil d’administration, quant à lui, a pour rôle d’approuver (ou non) ces grandes orientations et d’en surveiller la mise en œuvre.

Au moins un administrateur ne doit être ni actionnaire ni dirigeant. Leur présence apporte un regard plus objectif sur la gestion des dirigeants de l’entreprise.

Malgré l’apprentissage que représente pour les fondateurs de l’entreprise le fait de devoir rendre des comptes à des administrateurs indépendants, une telle gouvernance aide à professionnaliser la gestion de l’entreprise. Dans un contexte de transfert d’entreprise, la présence d’une telle gouvernance sera un facteur positif important pour ce qui est de bâtir une relation de confiance entre le cédant et le repreneur.

Vous pouvez lire la partie 2 de cet article le vendredi 13 décembre, en visitant notre section d’articles ici.


Crédit photo : Photo de Alexandr Bormotin à Unsplash