201912.13

Voici la suite de nos conseils pour vous aider à bâtir une gouvernance solide à tous les niveaux d’un transfert d’entreprise.

Pour lire la partie 1, cliquez ici.


4. Créer une équipe de direction, pour le transfert

L’un des principaux obstacles au transfert d’entreprise est la trop grande proximité entre la personne du cédant et la valeur de l’entreprise. Bien souvent, le propriétaire de l’entreprise est à la fois le principal vendeur, le directeur de production, l’unique contact avec les fournisseurs et les partenaires stratégiques ainsi que l’objet de la loyauté des employés clés. Un éventuel repreneur aura des craintes légitimes de voir la valeur de l’entreprise s’envoler en fumée une fois son ancien propriétaire parti.

Pour pallier à cela, il est important de donner à l’entreprise une existence objective distincte de la personne de son propriétaire. En mettant en place une équipe de direction formée d’employés clés, le cédant crée des conditions qui rendront plus facile le transfert de son entreprise et lui permettra d’obtenir un meilleur prix pour celle-ci.

5. Doter l’entreprise d’un comité de planification du processus de transfert

L’entrepreneur désirant préparer la relève devrait mettre en place un comité chargé de préparer le processus de transfert. Un tel comité permet au cédant de répartir le travail qui doit être fait. Il maximise également les chances de réussite du transfert.

Ce type de comité peut avoir sa place lorsque la succession a lieu au sein d’une entreprise familiale ou d’une entreprise régulière. Même lorsque l’on envisage de vendre l’entreprise à des tiers, il est recommandé de mettre en place un tel comité, notamment pour se préparer à l’étape inévitable de la due diligence.

6. Créer un comité de transition

Si le comité de planification origine du cédant, le comité de transition répondra davantage aux besoins du repreneur. Il n’est pas rare que les deux comités soient composés des mêmes personnes. Toutefois, il faut distinguer le rôle de chacun.

Le comité de transition vise à gérer la mise en œuvre du transfert. Le changement de contrôle implique des changements pour l’organisation qu’il convient d’encadrer.

Certains repreneurs voudront implanter de profonds changements dans les opérations de l’entreprise dès l’entrée en vigueur du transfert. D’autres voudront se donner le temps de procéder à l’évaluation des capacités de l’équipe en place avant d’apporter des modifications. Quoiqu’il en soit, les employés, fournisseurs, créanciers, clients et autres partenaires stratégiques de l’entreprise auront des inquiétudes qu’il faudra calmer et des préoccupations auxquelles il faudra répondre.

La création d’un comité de transition permet donc de concevoir une stratégie de communication appropriée et de voir à sa mise en œuvre. Elle permet également de dresser la liste des actions à prendre au cours des premières heures et des premiers jours suivants la transition et de s’assurer qu’aucune d’elles n’a été oubliée.

7. Une saine gouvernance débute avec la haute direction

La mise en place de comités ne signifie pas que les principaux propriétaires et dirigeants de l’entreprise peuvent se désengager du processus de transfert. Au contraire, leur leadership est plus nécessaire que jamais.

Tour à tour, et parfois en collégialité, le cédant et le repreneur doivent assurer ce leadership. Il peut parfois être difficile de savoir quels sont les modes de gouvernance qui doivent être mis en place ou comment les faire fonctionner adéquatement. Dans de telles situations, tant le cédant que le repreneur auront avantage à faire appel à leur avocat d’affaires. Celui-ci, grâce à sa connaissance du processus de transfert d’entreprise, saura fournir les conseils appropriés pour réaliser un transfert réussi.


Pour lire la partie 1, cliquez ici.

Crédit photo : Photo de CoWomen à Unsplash